Vie fondÂmentale
Textes inspirés par un travail de groupe
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Semeur de lumière
02/02/2020

 La semence est promesse d'un avenir rayonnant que nous ne pouvons percevoir si nous restons concentrés sur son aspect extérieur de petite graine.

Comment imaginer l'arbre majestueux se dressant vers le ciel, la fleur exhalant son parfum, les fruits abondants? Comment voir la puissance et la beauté de ce potentiel créateur, si nous ne regardons que la forme réduite, si nous ne reconnaissons pas le germe de Vie abrité par l'enveloppe, l'information non révélée, l'Intention contenue?

Comme la graine vient du fruit, nos pensées sont issues du fruit de notre vie intérieure et extérieure et sont des semences prêtes à germer et à se multiplier si elles tombent en terrain fertile.

Telle la semence végétale, les « formes-pensées » que nous émettons contiennent le potentiel de faire naître tout un monde.

Mais de quel monde s'agit-il? Un monde formé par nos désirs personnels, issu de notre vie extérieure ou un monde nouveau, né de l'Intention de la grande Vie Une, intérieure?

Chaque être humain chemine progressivement vers la Vie consciente intérieure, au plus proche de son potentiel et de son essence, pour l'évolution terrestre. En tant que chercheurs de vérité, nous avons, par notre focalisation mentale sur la plus grande Conscience, le potentiel pour faire s'épanouir, en nous et autour, les germes de Vie et d'Amour inscrits en chacun.

Le stade de germination correspond au travail subjectif, à la maturation intérieure. Nous pouvons préparer le terreau, nous laisser ensemencer par les Idées, les Lois, les Intentions Supérieures, puis à notre tour, créer les formes pensées et les diffuser sur le réseau de la conscience humaine.

Nous sommes Humus, Jardinier et Semence.

Par cette posture, en nous laissant enseigner de l'intérieur, peut naître un monde nouveau, porteur de nouveaux fruits, de nouvelles visions, de nouveaux états d'être, car nous sommes nous-mêmes le résultats de nos pensées. Nous pouvons devenir qui Nous Sommes fondamentalement, devenir l'Intention lumineuse que la Vie a pour nous, dont nous sommes porteurs.

Nous laissons-nous enfermer dans une forme-pensée déformée de nous-mêmes (réductrice quand nous ne voyons que la petite graine anodine), fausse (quand nous nous pensons supérieurs)?; ou pouvons-nous semer en nous une forme pensée rayonnante de notre Être, porteur de Vie et d’Amour, source de Lumière et de Joie pour notre entourage et pour le monde par notre participation à l’évolution de Conscience.

Permettons-nous à cet Être radiant que Nous Sommes de s'épanouir, d'ores et déjà?

Voir, dés maintenant, ce qui est en train d'être semé et d'éclore afin de favoriser le déploiement de l'Essentiel. Chercher à discerner, reconnaître la fin d'un cycle et porter le regard sur le Nouveau en pleine croissance.

« Ecouter la forêt qui pousse », espoir d'un avenir meilleur, parce que nous le semons ensemble.

Nous sommes les Jardiniers chargés de faire fleurir la Terre. A nous de semer de plus en plus les graines de Beau, de Bien et de Vrai, avec Amour et pour l'Amour, en nous et autour de nous.

Le Présent a été semé hier.

Demain sera le jardin de fleurs, d'arbres et de fruits issus des semences plantées aujourd'hui.

Soyons Semeurs de Lumière!

Texte ensemencé par un travail de groupe

Transmetteurs d'Avenir
19/11/2019

Nous sommes des transmetteurs-nés.

Au plus loin que nous puissions remonter, l'Humain a toujours transmis ce qui lui semblait important. Il a transmis ce qui était indispensable à sa survie (savoir-faire, comme celui du feu...), ce qui lui paraissait essentiel à sa compréhension du monde (mythes, légendes...), pour perpétuer ses croyances (religions, idéologies...), ses connaissances ou encore par besoin d'assurer la continuité de génération en génération (traditions, rituels...)

Ainsi l'Être humain que nous sommes aujourd'hui, s'inscrit-il dans la transmission d'un héritage qui remonte à la nuit des temps. Nous avons toujours senti et vécu notre rôle de transmetteur, comme si de tout temps, nous avions perçu, plus ou moins consciemment, que nos vies ne se limitaient pas à notre passage sur Terre, à notre incarnation physique, qu'elles se poursuivaient avec les nouvelles générations...

Ces transmissions, pourtant, ont été, et sont encore très largement, d'ordre matériel, émotionnel, très personnelles. Elles sont la plupart du temps, chargées de nos attachements, lourdes de nos souvenirs, de nos vécus individuels (passions, traumatismes...), de notre orgueil...

Nous avons cherché à transmettre nos objets, nos oeuvres personnelles, nos convictions, chercher à ne pas être oubliés, à perpétuer la propriété ou l'appartenance, et avons plus contribué à transmettre le passé, qui emprisonne dans des formes révolues, qu'à ouvrir au nouveau.

Pourtant, déjà, des Sages, des grands penseurs, scientifiques, philosophes, chercheurs... se sont fait transmetteurs de plus grand qu'eux, de la dimension la plus élevée en eux. Ils ont contribué par leur coeur ouvert et leur mental aiguisé, sensible, tourné vers l'abstrait, le global, à nous relayer, par leur vécu et leur rayonnement, sans les déformer, de grandes sagesses, des idées supérieures, des pensées universelles, destinées à orienter, à éclairer, à élargir les consciences et aider l'Humanité dans son ensemble à progresser vers de plus justes relations, vers plus Vrai, plus Grand, plus inclusif.

Leur exemple nous montre le chemin de ce qu'est un Véritable Transmetteur.

Par le Silence, l'oubli de soi et la réorientation de ses sens vers le plus subtil, par l'utilisation au plus haut de son instrument mental et l'écoute intérieure profonde de ce qui cherche à se dire au-delà du connu, l'Humain est à même de s'ouvrir à la parcelle de divin en lui, d'être un coeur ouvert chargé des Valeurs d'ensemble.

En s'identifiant pleinement à ces qualités supérieures, il les vit, les vibre et les rayonne, par tout son Être, au-delà de lui.

Alors seulement, nous endossons véritablement et consciemment, par notre condition d'Âme incarnée dans un corps, notre rôle fondamental d'Humain-Transmetteur, passeur de Lumière, messager de l'Amour Supérieur, relais sans brèche entre le haut et le bas, et pouvons être transmetteurs des idées libératrices qui élèvent, des pensées créatrices pour un véritable ensemencement du Nouveau Monde qui cherche à se révéler. Être transmetteurs d'Avenir.

Texte inspiré d'un travail de groupe.

Fête des morts, fête de la Vie..
14/11/2019

La Toussaint est l’occasion pour un certains nombre de rendre hommage, de se souvenir, avec l’aide de fleurs spécialement dédiées à cet usage, des proches disparus depuis plus ou moins longtemps.

On cultive le lien avec nos morts, on se rappelle des bons et mauvais souvenirs, tout ce qui a été fait avec eux, on regrette ce qu’on aurait pu faire ensemble s’ils ne nous avaient pas quitté si vite. Le passé ne doit pas être oublié, aussi bien les êtres que les événements. Et si moi je n’oublie pas les morts, je ne serais peut être pas oublié non plus.

 

Dans notre chemin, où l’âme prend petit à petit sa place, et la mort du corps est de plus en plus vécu comme un passage et non une fin dramatique, on peut se sentir éloigné de cette tradition.

On peut trouver ça inutile ou incongru de s’occuper de ces morts qui n’en ont plus besoin, alors qu’il y a tant de choses à faire pour les vivants.

On est quand même bien content du jour de congé, sauf si on est fleuriste, là on est content du jour de travail…

 

Mais, en regardant de plus près, est ce que nous aussi, nous ne fêtons pas nos petites et grandes morts intérieures?

On se rappelle d’anciens comportements, d’anciens états de conscience.

Et hop, une petite commémoration intérieure! C’était quand même pratique quand je pouvais faire comme je voulais sans me soucier des autres, les critiquer, ou mettre toute la faute sur eux. D’ailleurs, si j’avais su, j’en aurais encore plus profité…

Ou tout ces bons moments, avec cette bande d’amis, qu’est ce qu’on rigolait..

Et là aussi, il y a ce qu’il faut, une réunion de vieux copains, ou un peu de réseaux sociaux, « copains d’avant », pour commémorer ces anciennes relations qui n’ont souvent plus lieu d’être.

 

Pourtant, après la mort, il y a la vie.

Et chaque fois qu’on commémore, on laisse la place à ce qui est mort, et on empêche la vie d’avancer, de prendre sa place!

En croyant que le souvenir est un appui pour le nouveau , pour éviter de refaire les mêmes erreurs, alors qu’en lui laissant cette place, le nouveau n’en a pas.

La veuve éplorée s’empêche de refaire sa vie.

Notre émotionnel attaché empêche les nouveaux états de conscience de prendre leur place en nous.

L’humanité, attachée à ses anciennes traditions et façons de faire, empêche le nouveau monde de prendre sa place.

Toutes ces vieilles idées, conservés, fêtées, empêchent les nouvelles, qui sont prêtes et attendent patiemment, de prendre leur place.

Et bien sur, tout étant interrelié, méfions nous… une petite bringue entre vieux amis, et c’est toute l’humanité qui n’avance pas…

 

Alors, fêtons ce qui est mort, non pas pour le conserver, mais pour le laisser partir, et pour ce que ça a permis de faire émerger.

Laissons les souvenirs s’évanouir, pour que la conscience puisse s’épanouir, car c’est elle qui apporte le nouveau.

Et rendons hommage aux nouveaux endroits vivants et éclairés en nous et aussi à ceux qu’on peut discerner dans l’humanité. Et préparons nous à les laisser mourir, il y en a d’autres encore plus lumineux qui attendent!

 

C'est quand même possible de garder les chrysanthèmes,  puisque,  c’est un petit peu dissimulé, ça signifie « fleur d’aurore ». Les fleuristes seront toujours contents..

 

Texte issu d'un travail de groupe.

Nouvel Esprit de Famille
09/10/2019

L'évolution récente et rapide des nouvelles formes de famille est là pour témoigner de la transformation constante de la famille. De fait, le modèle standard, composé d'un père, d'une mère et d'un ou plusieurs enfants, modèle de référence pendant tout un temps, ne représente pas toutes les familles, ni historiquement, ni géographiquement.

 La famille est une forme, qui, comme toutes les formes, se trans«forme», dans le temps et dans l'espace, en fonction de la conscience qui la crée. Elle est l'expression du long chemin de l'évolution de la conscience qui la sous-tend.

 En conscience de dépendance, le regroupement familial prédomine, il s’agit de la reconnaissance et l’obéissance au « clan », à la « tribu », à « l'ethnie » ; avec l’importance accordée au respect et à la transmission des règles, des traditions, des coutumes et des lois de famille, sans remise en cause.

En conscience individuelle, qui règne pour la plupart dans nos civilisations actuelles, les formes familiales se multiplient, peuvent devenir « exotiques » et s'adaptent pratiquement à chacun. L'individu, poussé par son désir d'épanouissement personnel, invente la forme qui lui convient, qui répond à son besoin d'émancipation, de liberté individuelle et obtient de la société qu'elle autorise ces nouvelles formes par l'adoption de lois.

Mais l’histoire de l’évolution ne s’arrête évidemment pas là…

Progressivement, de nombreuses personnes passent en conscience d'interdépendance. Beaucoup se sentent, en effet, appartenir à un organisme bien plus grand que la « cellule » familiale qu'ils ont créée. Ils se sentent faire partie de la grande famille humaine, de l'Humanité en tant qu'Une, elle-même faisant partie de la grande famille terrienne, comprenant tous les règnes (minéral, végétal, animal et humain), famille qui cherche à s'agrandir, à inclure toujours plus, jusqu'à se sentir appartenir un jour à la grande famille planétaire, au grand organisme Univers.

 La famille, à chaque étape de conscience est toujours une sphère, un espace d’enseignement, une zone d'expérience éducative, d'apprentissage de service humain et de responsabilité où l'on apprend progressivement, (souvent par le conflit), la fraternité basée sur l’amour, la reconnaissance, l’entraide, le respect de l’autre, le partage, l’acceptation de la différence et la reconnaissance de la complémentarité, l’attachement et le détachement, la juste relation à soi et aux autres, la conscience de soi et la conscience de l’autre, jusqu’à la révélation de la conscience de groupe (la famille intérieure) dans le monde extérieur.

 Car nous sommes effectivement tous issus d'une famille intérieure de conscience (pas forcément reliée directement à notre famille extérieure d'ailleurs). C'est cette famille intérieure qui s’occupe de l’expansion de la conscience à travers les différentes formes, au rythme de l'ouverture du Cœur.

Cela nécessite un véritable silence et de l'innocuité, pour rejoindre librement le cercle intérieur de cette famille. Par l'immobilité, la contemplation, la sensibilité, l'écoute, il y a possibilité de reconnaitre nos frères spirituels (incarnés ou pas), compagnons de route, auxquels nous sommes subtilement affiliés dans le monde Réel (au-delà des formes).

 Nous pouvons nous souvenir progressivement de ce centre aimant, fraternel, magnétique, de la communauté vibratoire intérieure, au sein de laquelle nous sommes engagés en tant qu'âme, de ce cercle formé par tous ceux qui avancent dans la Lumière et fusionnent autour d'une plus grande Lumière, dans une intention commune fondamentale, réunis au Nom d'un principe supérieur: l'Amour.

 Les membres de cette famille intérieure savent Aimer comme un seul être et accompagner l'Amour Supérieur, « l'Amour Raison pure » dans sa manifestation. Leur créativité œuvre par la méditation et s'exprime par la pensée, en totale communion AVEC la Grande Vie qui cherche à se déverser. C'est un travail avant tout mental.( Ce sont donc des penseurs !)

 Ainsi, cette famille spirituelle est un centre actif, un tout uni, impersonnel, consacré au Bien de l'Humanité, inspiré par des idées supérieures et inspirant à son tour le mental humain afin de permettre de justes relations, une juste créativité sur Terre.

 Si nous sommes invités à rejoindre, librement, avec confiance et joie notre véritable famille intérieure, nous avons aussi la responsabilité d'être progressivement conscient de notre place, de savoir écouter les grands frères, et accompagner les petits frères. Nous avons la responsabilité d'être présents ensemble, ni en avance, ni en retard, de régler nos pas à ceux des autres, de vivifier cette famille par notre claire polarisation mentale de groupe, de mener une vie au service du groupe, de ne permettre qu'aucun obstacle n'entrave le flux d'Amour et de Lumière, préoccupés par les besoins des hommes et non par nous-mêmes.

 Cette Famille Intérieure qui est Réellement la nôtre, celle de notre Être Essentiel, cherche à s'agrandir et à manifester de plus en plus clairement son Esprit, à inclure, à créer l'Unité entre le plus subtil et le plus dense, à travers, notamment, les formes de familles dans lesquelles nos âmes s'incarnent et travaillent, car vue du Cœur, la planète est un groupe âme, une famille-âme en travail!

 Alors, en route pour rejoindre ce Nouvel Esprit de Famille !

Texte écrit à 2, inspiré par un travail de groupe

Brasser l'air...par des mots
11/09/2019
La période de la rentrée est souvent un moment de course ! Il faut cavaler, acheter toutes les fournitures pour la rentrée scolaire, fixer des rendez-vous médicaux, s’inscrire aux différentes activités périscolaires et de loisirs, participer aux réunions associatives, faire son planning pour l’année, organiser, et encore organiser.
Fini de se reposer calmement au soleil ou de marcher silencieusement dans les grands espaces de la nature, la course du quotidien a repris ! Si nous pouvions voir les masses d’air qui sont mises en mouvement, déplacées, étirées, repoussées,… cela aurait de quoi nous donner le tournis ! Ça brasse !!
 
Mais l’air n’est pas seulement mis en mouvement par nos actes. Il l’est aussi par nos paroles !
 
Nous sculptons véritablement l’air (dans l’invisible), en prononçant nos mots. On pourrait presque parler d’un processus magique, car nos pensées se frayent un chemin par la vibration de nos cordes vocales, pour s’extérioriser dans la trame de l’air par des mots, en lui donnant une vibration bien particulière. Cette vibration va se propager dans cette masse d’air. L’air est donc aussi mis en mouvement par toutes les paroles que nous exhalons !
Et là, ce n’est pas le tournis mais presque le malaise qui peut se profiler !! Tous ces tourbillons d’air, qui semblent parfois se monter en tornades, qui peuvent se faufiler dans nos régions intérieures, et qui ont le pouvoir de dévaster à peu près tout sur leur passage.
 
Si nous pouvions voir l’air que nous brassons par les mots que nous évoquons, tout au long de la journée, il serait fort probable que nous réfléchirions à trois fois avant de les énoncer.
 
Mais comment de simples mots peuvent-ils devenir des tornades ? Nos paroles qui sont des pensées exprimées, que l’on croit souvent anodines s’ajoutent à d’autres paroles émises, se renforcent et deviennent de véritables courants puissants en mouvement.
Tous ces mots véhiculent une charge, souvent émotionnelle, de celui qui les a prononcés.
Des paroles lancées dans un état de colère - ou de joie - se « colorent » de cette intensité et se déversent dans les airs, rencontrant d’autres mots chargés de la même cargaison, se rassemblent, s’intensifient et s’accélèrent ensemble.
 
Prenons un exemple. Nous avons vraisemblablement déjà vu un match de sport, où les supporters se défient les uns les autres. Cela commence par de simples mots, des chansons, des paroles d’encouragement pour les siens et de découragement pour les autres. Plus la charge est lourde, plus les mots véhiculant leur charge sont puissants, et le stade peut en devenir électrique. Jusqu’à ce qu’une étincelle fasse prendre un feu dévorant, ce qui peut changer les plus discrets en des animaux sauvages, pris par une rafale sans merci.
Nous percevons bien l’effet d’une tornade dans cet exemple, n’est pas ?
 
Le même principe, peut-être plus subtil se retrouve quand les chaines d’infos relayant toutes la même info, chargée de vibrations alarmantes, sensationnelles et/ou catastrophique, etc. et à la longue la charge finit par remplir nos espaces de pensées et de ressentis, et nous nous mettons à croire que le monde n’est fait que de cela. Le tourbillon nous a pris. Et il détruit subtilement les semences d’espoir et de bonnes nouvelles dans ce monde. Nous nous mettons à penser le monde à leur manière, et à en parler de cette même façon. Ainsi va la charge - en se gonflant au fur et à mesure - et en remplissant tout l’espace.
 
Heureusement, les mots peuvent et doivent à terme exprimer nos pensées les plus nobles, chargées de nos sensations des plus fraternelles, pour qu’ils puissent non seulement brasser l’air, et faire gonfler une tornade, mais pour que nous exhalions et sculptions des mots dignes de notre humanité lucide, consciente qu’elle participe à une œuvre planétaire, et décidée à exercer le pouvoir des mots dans un sens créateur et non destructeur.
Au lieu de brasser l’air, nous nous efforcerons de sculpter l’air par des mots évoquant une incroyable beauté. Un éclat qui évoquera notre profonde reconnaissance et notre humble participation à une œuvre globale.
 
Pour commencer dès maintenant, nous pouvons déjà distinguer quand il nous arrive de brasser l’air n’importe comment, de calmer un peu le ventilateur de nos petites pensées, et d’invoquer le silence.
Ce n’est que dans le silence que nous pouvons créer un espace disponible, pour écouter la Présence de l’essentiel, avant de penser et de parler.
 
Ainsi nous pouvons passer du brassage incontrôlé à la sculpture gracieuse de l’air.

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Texte inspiré d'un travail de groupe - écrit par MMK
La Vie coule de Source
03/09/2019
D'où venons-nous? Où allons-nous? Questions que l'Humanité se pose depuis des millénaires, recherchant l'origine de l'Humain, de la Vie, dans les innombrables formes physiques connues, remontant toujours plus loin dans ses datations, ses chiffres et recherches scientifiques sur la Matière (archéologie, préhistoire, biologie, astronomie, etc...)

La notion d'origine, de commencement, de point originel premier d'où découle tout ce qui existe nous évoque l'idée d'une Source, d'un Point de concentration d'un potentiel infini, Intention première, Principe qui répand sa Vie sur, et à travers Tout, germe de Vie.

Nous prenons alors, peu à peu, conscience que nous provenons tous de la même et Unique Source!

Cette Source de Vie Une qui coule du plus haut au plus bas, répand son Eau Vive en cascade et se multiplie en d'innombrables formes, est la source de la véritable Fraternité.

Tous les êtres de tous les règnes sont issus de cette grande Cause Créatrice.

Nous sommes tous nés de la même Mère Matière et du même Père Esprit et appartenons à la même famille planétaire.

Comme l'eau qui dévale les torrents, les rivières et imprègne tout ce qu'elle rencontre, pourvoyeuse de Vie, chaque être de chaque règne est un échantillon de cette Source Unique.

Elle est l'Être Essentiel intérieur, parfait, que nous sommes, tout Amour, toute Intelligence et toute Puissance.

Cette Source jaillissante et aimante est en nous. Nous y avons accès en nous plongeant au plus profond du coeur humain. Lorsque nous choisissons de faire silence dans le bruit de nos vies, nous pouvons l'entendre sourdre en nous et à travers ses effets dans le monde manifesté, derrière tous les évènements, tous les êtres.
Nous contentons-nous alors d'entendre son chant mélodieux, de juste l'approcher ou acceptons-nous de nous y immerger vraiment (chaque jour, lors de la méditation et dans notre quotidien)?
Choisissons-nous la fermeté, la concentration, le discernement, le renoncement, afin de remonter à la Source originelle? Acceptons-nous de quitter la périphérie pour plonger au Centre.

Il ne s'agit pas d'un chemin de moindre résistance!

En tant que chercheur intérieur, nous sommes invités à nous mettre en route pour retourner d'où nous venons, « sans hâte, ni perte de temps ».

Sortir des sentiers connus et emprunter ce chemin souvent aride et solitaire, étroit comme une lame de rasoir, nous demande de retirer peu à peu les voiles qui nous aveuglent, les mirages qui nous égarent, ne pas nous endormir au bord du lac des sentiments, certitudes, bien ou mal-être.

Discerner à quelle source nous nous abreuvons. Est-ce à la Source vivifiante, abondante, limpide et joyeuse du Monde des Causes ou aux eaux des sources formelles (physiques, émotionnelles, mentales) de qualités plus ou moins médiocres, souvent stagnantes et polluées, recyclées ou taries, nageant en eaux troubles et en propageant les ondes destructrices?

Le chemin est jonché de résistances, d'embuscades, mais la Source est un lumineux point d'attraction, un aimant. Plus nous l'approchons par le chemin de la conscience, plus nous y goûtons, nous y plongeons, plus la Vie prend un sens profond. Nous sentons sa vibration subtile et joyeuse, sa Lumière, nous inspirer de plus en plus. Elle nous vivifie, nous transforme, nous fusionne à elle et nous permet de devenir Source de Joie nous-mêmes, canal de cette eau pure pour nos frères.

Ainsi, pour notre famille planétaire, en quête de sens, de compréhension, de cohérence, nous avons en tant que chercheurs intérieurs, la responsabilité d'emprunter librement et humblement ce chemin et de plonger à cette Source cristalline afin qu'à travers nous, elle abreuve tous les êtres et leur rappelle leur origine.

Texte dont la source est un travail de groupe (Septembre)